« L'Ukraine en est à présent à son quatrième hiver depuis l'invasion. Le pays est confronté à d'énormes besoins militaires, civils et humanitaires en raison des attaques russes. Le nouvel accord entre la Norvège et la France nous permet de coopérer pour fournir les capacités dont l'Ukraine a besoin », déclare le Premier ministre Jonas Gahr Støre.
Cet accord offre à la Norvège et à la France l'occasion de coopérer pour fournir un matériel de défense unique et très attendu, grâce à des acquisitions auprès de l'industrie française ou grâce à des dons provenant de stocks français. Dans un premier temps, la Norvège contribue à hauteur d'environ 4,2 milliards de couronnes norvégiennes (environ 370 millions d’euros), et la France garantit un prêt d'environ 3 milliards de couronnes norvégiennes (environ 264 millions d’euros).
« La France est un allié de plus en plus important pour la Norvège », poursuit M. Støre. « L'année dernière, nous avons signé un partenariat stratégique qui permettra une coopération plus étroite en matière de sécurité. La coopération visant à soutenir l'Ukraine témoigne à nouveau de notre volonté commune de renforcer la sécurité européenne. »
« Les projets prévus dans cet accord répondent aux priorités essentielles de l'Ukraine et ont été identifiés à la suite d'un dialogue étroit avec le ministère ukrainien de la Défense. Les projets que nous avons identifiés dans cet accord auront des effets rapides pour l'Ukraine », ajoute le ministre de la Défense, Tore O. Sandvik.
L'accord prévoit l'acquisition d'un grand nombre d'armes air-sol et de capacités de surveillance et de connaissance situationnelle auprès de l'industrie française de la défense.
« Les armes air-sol sont des bombes planantes modulaires (AASM) lancées à partir d'avions de combat actuellement utilisés par l'Ukraine. L'Ukraine a déjà une expérience positive de ces armes. Nous veillons désormais à ce que l'Ukraine obtienne les armes qu'elle a demandées », conclut le ministre de la Défense.