« L’Ukraine a un besoin crucial de systèmes de défense aérienne et d’un soutien militaire supplémentaire. C’est pourquoi il est important que les pays européens se réunissent pour discuter de la manière dont nous pouvons répondre à ces besoins. Dans le même temps, la situation montre qu’il est essentiel de maintenir la pression sur la Russie afin de mettre un terme à la guerre. Pour cela, il est primordial que l’Europe reste unie et agisse en étroite coopération avec les États-Unis », a déclaré le Premier ministre Jonas Gahr Støre.
Poursuite du soutien européen
Le président français Emmanuel Macron a accueilli ce sommet à Paris, auquel ont participé les chefs d’État et de gouvernement de 30 pays, ainsi que le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
Lors de la réunion, les dirigeants ont discuté de l’orientation future du soutien international à l’Ukraine, notamment de la manière dont l’Europe peut contribuer à l’obtention d’un cessez-le-feu et à un futur processus de paix. Ils ont également évoqué le travail de préparation d’une force multinationale de réassurance qui pourrait être prête en cas de futur cessez-le-feu. Les discussions ont par ailleurs porté sur les mesures à prendre face à la flotte fantôme russe.
Depuis l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie, la Norvège est un partenaire et soutien étroit de l’Ukraine. Dans le cadre du programme Nansen, la Norvège apporte une aide militaire, civile et humanitaire substantielle.
« L’Ukraine doit être aussi forte que possible, tant pour défendre son territoire que dans la perspective d’une future paix. Notre soutien demeure inébranlable et la Norvège continuera de coopérer étroitement avec ses alliés européens. Dans le même temps, l’Ukraine s’affirme comme un partenaire de sécurité important pour l’ensemble de l’Europe », a conclu Jonas Gahr Støre.
Création d’une coalition pour la défense contre les missiles balistiques
Lors du sommet, plusieurs pays, dont la Norvège et l’Ukraine, ont annoncé la création d’une coopération visant à développer un système européen commun de défense aérienne contre les missiles balistiques. Cette coalition vise à réunir les compétences, les capacités industrielles et les technologies des pays participants afin de développer une défense européenne contre les missiles balistiques. Elle rassemble pour l’instant l’Ukraine, la Norvège, la Suède, le Danemark, l’Allemagne, la France, l’Italie, l’Espagne, les Pays-Bas et le Royaume-Uni.
« Cette initiative répond à la menace croissante des missiles balistiques ainsi qu’à la nécessité de renforcer la défense de l’Europe. Nous allons travailler de manière déterminée et rapide pour développer une capacité de défense contre les missiles balistiques destinée à l’Ukraine et au reste de l’Europe. Cette solution devra être élaborée grâce à un effort commun, à l’ouverture technologique et à une coopération industrielle fondée sur la confiance. C’est ainsi que nous pourrons dissuader et contrer les futures menaces balistiques », a déclaré le Premier ministre Jonas Gahr Støre.
Cette capacité viendra compléter les systèmes existants de défense contre les missiles balistiques, y compris les solutions nationales européennes déjà acquises ou que les pays participants prévoient d’acquérir.
« Nous allons mettre en commun les compétences de l’industrie de défense, des milieux de la recherche et l’expérience acquise par nos forces armées. L’objectif est de bâtir une capacité européenne commune de défense contre les missiles balistiques et de soutenir les activités pertinentes qui y contribuent. Cette initiative n’est dirigée contre personne ; il s’agit de protéger nos propres populations. Nous reconnaissons l’expérience unique de l’Ukraine, acquise dans le cadre de sa défense contre la guerre d’agression menée par la Russie. Dans le même temps, l’acquisition de systèmes de défense aérienne offrant une protection efficace contre les missiles balistiques est aujourd’hui extrêmement coûteuse », a déclaré le ministre de la Défense, Tore O. Sandvik.
Les autorités norvégiennes contribueront à cette initiative par des transferts de technologies, le partage de compétences, l’échange d’informations et tout autre soutien nécessaire. L’industrie norvégienne jouera également un rôle important.
« Nous nous réjouissons également que l’entreprise norvégienne KDA, forte de sa grande expérience avec le système NASAMS, participe au développement d’une nouvelle défense européenne contre les missiles balistiques », a conclu M. Sandvik.