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L'aide au développement norvégienne atteint un niveau record

La Norvège a fourni une aide au développement record de 39,5 milliards de NOK en 2020, ce qui représente 1,11 % du Revenu National Brut (RNB) de la Norvège.

« L'objectif du RNB est un moyen efficace de motiver davantage de pays à accroître leurs efforts en matière d'aide au développement, et il est important pour garantir une approche à long terme qui nous permette d'atteindre nos objectifs. Les allocations de la Norvège sont plus importantes que jamais à la lumière de la pandémie en cours », déclare le ministre du Développement international Dag-Inge Ulstein.

La contribution record de la Norvège a été annoncée le 13 avril dernier, alors que l'OCDE publiait ses chiffres préliminaires concernant l'Aide Publique au Développement (APD) en 2020. Le Comité d'Aide au Développement (CAD) de l'OCDE est chargé de compiler cette vue d'ensemble. Au total, 16 des 30 membres du CAD ont augmenté leur financement de l'aide au développement en 2020 par rapport à 2019. L'OCDE a souligné que la Norvège était l'un des pays ayant le plus augmenté ses contributions.

« S'il y a une chose que la crise du coronavirus nous a apprise, c'est que personne n'est en sécurité tant que tout un chacun ne l'est pas. Mais si la pandémie nous touche tous, elle ne nous affecte pas de la même manière. Une fois encore, ce sont les personnes les plus pauvres et les plus vulnérables qui souffrent le plus. La Norvège a augmenté son aide, en cette année de crise, afin de fournir autant d'aide que possible aux personnes touchées par la pandémie et d'autres crises qui ont lieu en même temps », poursuit M. Ulstein.

Ajustée à l'inflation et aux fluctuations monétaires, l'aide au développement norvégienne a augmenté de 8,4 % de 2019 à 2020. Cette augmentation est due en partie à une hausse de l'aide à la santé. Parmi les autres pays ayant affiché une augmentation de l'aide en 2020 figurent la Hongrie (+35,8 %), la Suède (+17,1 %), la Slovaquie (+16,3 %), l'Allemagne (+13,7 %), la France (+10,9 %), la Suisse (+8,8 %), la Finlande (+8,1 %), l'Islande (+7,8 %) et le Canada (+7,7 %).

Le financement humanitaire de la Norvège pour 2020, qui s'est élevé à 5,5 milliards de NOK, a été acheminé principalement par l'intermédiaire des Nations Unies, du mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et des organisations humanitaires norvégiennes. Les pays qui ont reçu le plus d'aide humanitaire de la Norvège l'année dernière sont la Syrie et ses pays voisins, le Yémen et le Sud-Soudan.

« Tous les pays qui reçoivent une aide humanitaire importante de la Norvège ont des besoins humanitaires importants et croissants. La situation a été exacerbée par la pandémie, de façons directe et indirecte. La Norvège donne la priorité à la protection des populations civiles et à la diminution de l'insécurité alimentaire généralisée dans ses efforts humanitaires. Les conditions de travail des acteurs humanitaires sont extrêmement difficiles dans de nombreuses situations de crise actuelles, et il peut être très difficile pour les travailleurs humanitaires d'avoir accès à ceux qui ont besoin d'aide. Les efforts humanitaires de la Norvège sont donc plus essentiels que jamais, car la Norvège, en tant que donateur, a pu faire preuve d'une grande flexibilité », ajoute la ministre des Affaires étrangères, Ine Eriksen Søreide.

La Norvège est l'un des rares pays donateurs à atteindre l'objectif des Nations Unies consistant à consacrer 0,7 % de son RNB à l'APD. En 2020, six pays du CAD ont atteint cet objectif. Outre la Norvège, il s'agissait du Danemark, du Luxembourg, du Royaume-Uni, de la Suède et de l'Allemagne. La Norvège a atteint l'objectif des Nations Unies chaque année depuis 1976.

« Lorsque la pandémie a frappé, des pays riches et stables comme la Norvège ont été en mesure de mettre en place un ensemble de mesures de crise pour leur secteur commercial, et d'allouer des sommes importantes pour permettre aux particuliers et aux institutions de faire face aux conséquences de la récession économique qui a suivi. Les pays en développement et, en particulier, les pays les plus pauvres, étaient beaucoup moins bien équipés pour faire face aux effets négatifs de la pandémie. Ils ont dû faire face à une diminution du commerce et du tourisme, ainsi qu’à une diminution des envois de fonds des personnes travaillant à l'étranger et des flux financiers vers les pays riches. Les conséquences de cette situation sont désormais clairement visibles », poursuit M. Ulstein.

L'augmentation de l'aide au développement norvégienne est due en grande partie à l'affectation de fonds à la coopération internationale pour lutter contre la Covid-19. Une part importante du financement international collectif destiné à combattre la pandémie et ses conséquences dans les pays en développement est acheminée via des organisations multilatérales.

« La Norvège a travaillé activement pour transférer davantage de fonds à la coopération internationale pour combattre la Covid-19. En contribuant à l'OMS, à Gavi, l'Alliance du vaccin, et à la Coalition for Epidemic Preparedness Innovations (Coalition pour les Innovations en matière de Préparation aux Epidémies), la Norvège soutient le développement et la distribution de vaccins contre la Covid-19, ainsi que d'autres vaccins essentiels. La santé mondiale est une priorité essentielle de la politique de développement norvégienne depuis plus de 20 ans. Il est dans l'intérêt de tous de veiller à ce que les diagnostics, les traitements et les vaccins soient accessibles à tous. Et pour y parvenir, les systèmes de santé doivent eux aussi fonctionner correctement », ajoute M. Ulstein.

Le ministre du Développement international est particulièrement soucieux de veiller à ce que la pandémie ne compromette pas les efforts déployés au long cours pour atteindre les Objectifs de Développement Durable.

« L'aide au développement norvégienne est utile. Lorsque les sociétés se ferment, les pays à faible revenu ont encore moins de possibilités de générer des revenus. Pour les pays en développement, les recettes fiscales sont six fois plus importantes que l'aide, mais même avant la crise du coronavirus, ces pays ne disposaient pas de recettes fiscales suffisantes pour financer les services publics de base. Et à mesure que les recettes ont diminué, les besoins en services de santé, en éducation et en sécurité alimentaire des groupes les plus vulnérables ont augmenté. Ce sont les groupes les plus vulnérables, comme les personnes ayant des handicaps, les femmes et les filles, qui sont les plus durement touchés. Ce sont précisément ces groupes que le Gouvernement cherche à atteindre », conclut M. Ulstein.