Coopération franco-norvégienne autour de la transformation verte de l’industrie

Au nom du ministre norvégien du Commerce et de l’Industrie, Jan Christian Vestre, la secrétaire d'État Anne Marit Bjørnflaten et le ministre français délégué à l'Industrie, Roland Lescure, ont convenu aujourd'hui lors d'une réunion de renforcer le dialogue et la coopération franco-norvégiens sur la transformation verte de l’Industrie, y compris le captage et le stockage du carbone (CCS).

Les ministres ont convenu d'œuvrer à la mise en place d'un partenariat industriel stratégique englobant des domaines d'intérêt mutuel. La Norvège et la France entretiennent une coopération économique ancrée dans le temps et sont des partenaires et alliés européens de confiance de longue date. Dans le contexte du développement rapide des technologies à zéro émission nette, le dialogue et la coopération renforceront les relations industrielles et énergétiques déjà étroites entre les deux pays et contribueront à créer de nouvelles opportunités pour les entreprises norvégiennes et françaises dans le secteur de l’Industrie. Ainsi, des opportunités dans les domaines du CCS, des matériaux critiques, de la fabrication et du recyclage des batteries, et des énergies renouvelables pourraient émerger de cette coopération.

 

Les ministres ont convenu de se retrouver à Paris pour le 2e Forum franco-norvégien de l’industrie verte en janvier, afin d’accélérer encore ce partenariat.

 

Le ministre délégué à l'Industrie, Roland Lescure, a déclaré : « La décarbonation de nos économies passera par une révolution industrielle : un déploiement massif de technologies à zéro émission nette au cours des trois prochaines décennies. À cette fin, la coopération technologique internationale est plus que jamais nécessaire. C’est pourquoi nous souhaitons renforcer le dialogue entre les industries norvégiennes et françaises, qui comptent parmi les leaders de la décarbonation. Le captage et le stockage du carbone seront une pierre angulaire de cette coopération, puisque le remarquable programme de stockage de CO2 mené par la Norvège en fait un partenaire naturel pour l’industrie française qui s’est récemment engagée sur des objectifs ambitieux de capture à l’horizon 2030 dans le plan présenté en juin par Agnès Pannier-Runacher et moi-même. Mais je suis certain que ce dialogue sera fructueux au-delà du CCS, des métaux critiques et des batteries, à l'ammoniac vert, ou aux énergies renouvelables et à faible émission de carbone.


Le ministre du Commerce et de l'Industrie, Jan Christian Vestre, a déclaré : « Aujourd'hui, la Norvège et la France conviennent de renforcer leur dialogue et leur coopération dans le cadre d'un suivi conséquent de la lettre d'intention visant à promouvoir une coopération mutuellement bénéfique sur le développement et le déploiement du captage et du stockage du carbone (CCS) signée en décembre dernier. Je suis convaincu qu’une coopération plus étroite entre nous peut apporter une contribution importante à la neutralité climatique et s’avérer précieuse dans un large éventail de domaines. J’ai hâte d’explorer les possibilités offertes par des domaines tels que l’hydrogène, le transport maritime vert, le CCS, les batteries et plus encore. Je suis impressionné par les ambitieux projets industriels verts du gouvernement français ainsi que par le rôle important que joue la France dans les efforts mondiaux pour résoudre la crise climatique. »


La Norvège et la France ont toutes deux présenté des plans ambitieux pour la transition écologique à mettre en œuvre :

Le gouvernement français a présenté cet été sa planification écologique, une stratégie globale de décarbonation de l'économie à l'horizon 2030, visant à diviser par deux les émissions nationales de carbone au cours de la prochaine décennie. Ce plan comprend des stratégies industrielles pour développer les technologies clés de la transition : les batteries, l'hydrogène, le captage du carbone, l'électricité renouvelable et la production de chaleur, ainsi qu'un plan national d'exploitation des métaux critiques, le tout préparé conjointement par les ministres de l'Energie et de l'Industrie, Mme Agnès Pannier-Runacher et M. Roland Lescure. Une loi sur l'industrie verte, incluant une réduction d'impôt pour toutes les industries vertes, a été votée par le Parlement en octobre 2023 pour accélérer le déploiement de ces stratégies industrielles.

 

Cet automne, le gouvernement norvégien a présenté l'Initiative industrielle verte 2.0, qui fait le point sur le développement et la mise en œuvre de 100 mesures introduites il y a un an et qui comprend une cinquantaine de mesures ainsi que deux nouveaux domaines prioritaires : l'énergie solaire photovoltaïque et l'industrie manufacturière. L'initiative est une version actualisée de l'initiative industrielle verte du gouvernement de 2022 qui assure la transition verte en se concentrant sur sept domaines prioritaires, à savoir l'éolien offshore, les batteries, l'hydrogène, la gestion du CO2, l'industrie de transformation, l'industrie maritime et l'industrie forestière et du bois ainsi que d'autres secteurs de la bioéconomie.