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La Norvège prend la présidence de la Convention sur l'interdiction des mines

Le 30 novembre, la Norvège prend la présidence de la Convention sur l’interdiction des mines. « Durant notre présidence, nous mettrons l’accent sur le risque énorme que représentent dans de nombreux pays les mines antipersonnel et les explosifs, ainsi que les impacts sociaux et économiques qu’ils engendrent », déclare la ministre norvégienne des Affaires étrangères, Ine Eriksen Søreide.

La Norvège fait partie des cinq principaux bailleurs de fonds en matière d’actions antimines à l’échelle mondiale. En 2018, la Norvège a fourni plus de 325 millions de couronnes norvégiennes (plus de 33 millions d’euros) pour des enquêtes et des efforts de déminage dans 18 pays.

« La Convention sur l’interdiction des mines est probablement l'accord de désarmement le plus réussi de la période récente », ajoute Mme Eriksen Søreide.

Depuis l’adoption de la Convention à Oslo en 1997, 164 États parties y ont adhéré, 53 millions de mines stockées ont été détruites, et de vastes zones ont été déminées avec succès et rendues aux communautés locales. Cela permet d’apaiser les populations et d’assurer le développement dans leurs communautés respectives. Chacune de ces 53 millions de mines représente une vie ou un membre sauvés.

« Le fait que des groupes armés non étatiques utilisent désormais des armes prohibées à grande échelle, souvent sous la forme d'engins explosifs improvisés, est toutefois préoccupant. Cette évolution a été particulièrement évidente en Syrie, en Irak et en Afghanistan, mais nous en sommes également témoins dans plusieurs autres zones de conflit », souligne Mme Eriksen Søreide.

En 2019, cela fera 20 ans que la Convention sur l’'interdiction des mines est entrée en vigueur. La Convention a établi des normes qui sont largement respectées et auxquelles adhérent d'autres États, en plus des États parties eux-mêmes. La stigmatisation liée à l'utilisation d'armes interdites est très pertinente.

La Norvège soutient l’action antimines depuis 25 ans et actuellement elle en finance les efforts  dans 18 pays à travers le monde, et cela en partenariat direct avec des ONG humanitaires.

La présidence norvégienne

La Norvège prendra la présidence de la Convention sur l’interdiction des mines à la fin de la 17ème assemblée des États parties à Genève le 30 novembre 2018. La Norvège attend avec intérêt d'accueillir les États parties, les observateurs et la société civile à la Quatrième Conférence d'Examen organisée à Oslo en novembre 2019.

La présidence norvégienne mettra en valeur l’aspect humanitaire de la Convention. C’est l’impact non-discriminatoire des mines antipersonnel qui encouragé l’avancée pour une Convention sur l’interdiction des mines.  Ce traité est un outil important pour assurer la protection des civils à la fois pendant et longtemps après la fin des conflits.

Un monde sans mines

L’objectif d’un monde sans mines d’ici à 2025 - objectif adopté lors de la 3ème Conférence d’Examen qui s’est tenue à Maputo (Mozambique) -, soutiendra les efforts de la Norvège pour insuffler une nouvelle énergie à l’action antimines au niveau mondial, même si nous reconnaissons que nos travaux devront se poursuivre après cette date.

Le Plan d'Action d'Oslo qui doit être adopté en novembre 2019 devrait donner l'impulsion nécessaire pour achever ce travail dans le plus grand nombre de pays possible. Le secteur de l'action antimines dispose aujourd'hui de bien plus d'expérience, de progrès technologiques et de meilleures méthodologies que lors de l'adoption de la Convention sur l’interdiction des mines.

Un monde sans mines ne signifie pas un monde sans victimes ni survivants de mines antipersonnel. Les survivants continueront d'avoir besoin d'accéder aux services, à l'éducation et à l'emploi dans leurs communautés.

Utilisation généralisée de mines antipersonnel improvisées

Ces dernières années, nous avons assisté à une utilisation nouvelle et généralisée de mines antipersonnel improvisées et d’engins explosifs improvisés. Nombre d'entre eux sont produits et utilisés comme outils de guerre et de terreur par des acteurs non étatiques. Les engins explosifs improvisés ne sont pas un nouveau concept. Ce qui est nouveau, c’est la portée et l’ampleur du problème, ainsi que la forte augmentation du nombre de victimes et de blessés parmi les civils.

« Près de 90 % des personnes qui ont été tuées ou blessées par des mines antipersonnel l’année dernière étaient des civils. Presque la moitié d'entre eux étaient des enfants. Il est crucial de veiller à ce que les gens soient mieux protégés contre ces armes interdites. Le déminage est une composante importante des efforts humanitaires de la Norvège. Il est souvent essentiel de veiller à ce que l'aide d'urgence puisse atteindre ceux qui en ont besoin, que les réfugiés et les personnes déplacées puissent rentrer chez eux et que la reconstruction après le conflit puisse commencer », poursuit Mme Eriksen Søreide.

De nombreux pays touchés subissent encore les effets de conflits qui ont pris fin depuis longtemps.

« Les mines terrestres et les armes à sous-munitions continuent d'avoir des effets dévastateurs et d'empêcher toute forme de développement longtemps après la fin des conflits », déclare quant à lui le ministre norvégien du Développement international, Nikolai Astrup.

La plupart des pays touchés par les mines antipersonnel sont des pays à faible revenu qui dépendent du soutien international pour leurs efforts de déminage.

« Dans de très nombreux pays, le soutien de la Norvège aux enquêtes et au déminage des terres contaminées est une contribution importante au développement et à l’amélioration du niveau de vie de la population. Les terres déminées et restituées aux communautés locales peuvent être utilisées pour l’agriculture, le tourisme ou le développement urbain », poursuit M. Astrup.

La Norvège prend la présidence de la Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel en succédant à l'Afghanistan, l'un des pays les plus touchés au monde par les mines antipersonnel.

• Pour en savoir plus sur l’action du gouvernement norvégien en matière d’interdiction des mines, visitez le site : https://www.regjeringen.no/en/topics/foreign-affairs/humanitarian-efforts/mbc_presidency/id2619701/

• La Convention sur l’interdiction des mines : https://www.apminebanconvention.org/