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La Norvège et le poisson

Avec près de 100 915 kilomètres de côtes, fjords et îles compris, la Norvège a développé des traditions maritimes importantes. La pêche et l’aquaculture y sont donc tout autant un véritable trésor culturel qu’une manne alimentaire et financière. L’objectif de ce secteur aujourd’hui est double : garantir la qualité et la sécurité alimentaires, et promouvoir un développement durable.

Contrôle et sécurité alimentaire

La sécurité alimentaire est un domaine prioritaire en Norvège. Les mesures adoptées dans l’aquaculture sont extrêmement fiables, et toute l’information touchant à la sécurité alimentaire est consultable et parfaitement transparente.

Concernant la sélection des sites d’aquaculture, ils font l’objet d’une sélection drastique, et doivent remplir des critères très précis en ce qui concerne la qualité de l’eau, les fonds marins, l’écosystème, le trafic maritime etc.

La Norvège a mis en place plusieurs programmes de contrôle du poisson d’élevage et des fruits de mer. Les données ainsi fournies sont employées à des fins de prévention, pour réduire ou éliminer les éventuels contaminants qui pourraient exister dans les animaux vivants ou leur transformation en aliments. Tous les sites de production doivent suivre ces procédures qui garantissent la sécurité des produits, et ils doivent établir toute une documentation permettant d’en faire état. Si des microorganismes dangereux ou pouvant s’avérer l’être étaient détectés, les produits seraient automatiquement exclus du circuit commercial.

La traçabilité est essentielle. Pour chaque poisson d’élevage importé de Norvège, il est ainsi possible de connaître son milieu d’origine, la date et le lieu de ponte, le pedigree de ses géniteurs, le lieu d’élevage, d’abattage, son alimentation, sa santé, etc.

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Développement durable

En Norvège, les ressources naturelles sont exploitées de façon durable. Pour cette raison, les fermes aquacoles sont espacées en moyenne de 300 kilomètres l’une de l’autre, et la gestion des déchets est donc une préoccupation essentielle. Des analyses des fonds marins sont réalisées après chaque cycle d’élevage, afin de pourvoir détecter d’éventuels impacts sur l’écosystème maritime. En cas d’impact négatif détecté, la production serait suspendue. Des efforts importants sont également entrepris pour réduire ou empêcher les échappées - le pourcentage de saumons échappés était de 0,01 % en 2012. Les échappées en effet doivent être évitées, d’abord d’un point de vue environnemental, mais également d’un point de vue économique.

La Norvège mène une politique de protection des réserves - la population de cabillauds en mer de Barents en est d’ailleurs une des meilleures illustrations. Par ailleurs, la Norvège et la Russie ont signé en 2010 un accord de délimitation maritime pour la mer de Barents et l’Océan Arctique, accord qui assure également la continuation de la coopération russo-norvégienne en matière de pêche. Plusieurs mesures ont ainsi été mises en place pour garantir le renouvellement des espèces. En premier lieu, la Norvège administre souverainement les ressources naturelles dans la zone économique exclusivement norvégienne. Un quota de pêche annuel est également fixé, et des analyses des écosystèmes marins sont effectuées ainsi qu’une surveillance des populations. Si cela s’avérait nécessaire, l’Institut de recherche marine pourrait imposer une fermeture provisoire de la pêche. Et enfin, les rejets de poissons sont interdits depuis 1987. A ce jour, la mer de Barents abrite la réserve de cabillauds la plus importante au monde - soit environ 3,5 millions de tonnes -, alors que cette espèce y était en déclin dans les années 80. C’est la raison pour laquelle les quotas de pêche peuvent être augmentés. Ainsi en 2013, ces quotas furent fixés à un million de tonnes réparties entre la Russie et la Norvège, soit le quota le plus élevé depuis 1974.

Près de 60 % des exportations norvégiennes de poissons et de fruits de mer sont à destination de l’Union Européenne, qui est donc un partenaire important. La coopération de la Norvège avec l’UE remonte à 1980, date à laquelle fut signé l’accord-cadre bilatéral qui leur permet réciproquement de pêcher dans des zones proches des zones maritimes de l’une comme de l’autre, tout en respectant ce qui est stipulé comme un « échange de quotas de pêche ». L’UE et la Norvège ont également convenu de réaliser davantage d’efforts pour lutter contre les rejets de poissons, et contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN). Lors d’une réunion qui eut lieu à Nuuk au Groenland à la fin février 2014, le Canada, le Danemark, la Russie, les Etats-Unis et la Norvège se sont mis d’accord pour lutter contre la pêche non réglementée dans l’Océan Arctique. A ce jour, aucune pêche commerciale n’y est autorisée, pas plus qu’il n’en est prévue dans un avenir proche. Un programme de recherche commun a également été approuvé lors de cette réunion, programme qui aura pour vocation de coordonner toujours mieux la surveillance de l’activité dans la région, et de permettre une connaissance accrue des écosystèmes.

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Organisation 

La supervision de la réglementation est effectuée par quatre ministères différents : le ministère du Commerce, de l’Industrie et de la Pêche, auquel incombe la plus grande responsabilité en matière de production alimentaire basée sur la pêche et l’aquaculture ; le ministère du Climat et de l’Environnement ; le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation ; et enfin le ministère de l’Administration locale et de la Modernisation. En outre, la responsabilité du ministère de la Santé et des Affaires sociales est également engagée pour ce qui concerne la sécurité alimentaire.

 

 

Chaque organisation a ses propres tâches et responsabilités, mais toutes coopèrent étroitement, ce qui permet une gestion efficace du risque, assure une bonne qualité des produits, et garantit la sécurité alimentaire.

L’Agence de sécurité alimentaire (Mattilsynet) fonctionne comme organe exécutif des différents départements chargés des questions alimentaires. C’est elle qui propose des réglementations et qui a la responsabilité de veiller à ce qu’elles soient respectées.

Le poisson et les fruits de mer norvégiens en France

La France est le deuxième importateur de poissons et de fruits de mer  norvégiens (environ 5,9 milliards de NOK en 2013), après la Russie (environ 6,6 milliards de NOK en 2013). Le saumon est le poisson le plus consommé en France, et 70 % des saumons qui y sont consommés sont norvégiens.