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Blue Growth Forum franco-norvégien

La politique de la mer figure parmi les priorités sur l’agenda norvégien et les relations entre la France et la Norvège relatent souvent à la mer. Pour cette raison, ce thème fut mis en valeur dans le cadre de la célébration de 100 ans de coopération franco-norvégienne.

1. Accord entre Ifremer et l’Institut de Recherche Maritime norvégien (Havforskningsinstituttet)

Au Palais du Luxembourg à Paris, Sissel Rogne, Directrice Générale de l’Institut of Marine Research (IMR) de Norvège et François Houllier, Président Directeur Général de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), signent le renouvellement d’un accord de coopération « Memorandum of understanding » qui régit, facilite et fixe le cadre des collaborations scientifiques entre leurs deux instituts. La signature de cet accord bilatéral marque la volonté des deux Instituts de référence de la recherche marine européenne de renforcer et de dynamiser leur collaboration. 

Ifremer

(Texte et photo : Ifremer)

 

2. MS Yara Birkeland: la France et la Norvège en vogue dans le même bateau

MS Yara Birkeland, le premier navire électrique entièrement autonome au monde est actuellement en construction, sous la direction de la société norvégienne Massterly AS et de la joint-venture Kongsberg & Wilhelmsen dans le but de développer un marché maritime autonome. Le navire autonome et compétitif remplacera 40 000 trajets aujourd’hui effectués par camions, et devrait être mis en service non loin d’Oslo dès 2020.

Le secteur du transport maritime émet 940 millions de tonnes de CO2 par an, soit un total de 13% des émissions européennes de gaz à effet de serre. En 2011, la Commission Européenne annonçait que 50% des transports de marchandises effectués par voie routière, sur un parcours dépassant les 300 kilomètres, seraient d’ici 2050 effectués par voie maritime ou par voie ferroviaire. C’est dans ce contexte que des projets tels que MS Yara Birkeland contribueront à réduire à la fois les émissions polluantes et les coûts, mais aussi à faciliter la réalisation de l’objectif de limitation de la hausse de la température de la planète fixé par l’accord de Paris. 

Yara

(Texte: Innovation Norway - photo : Yara)


3. L’océan comme ressource énergétique

Il y a quelques années, l'éolien offshore flottant était symbolisé par une éolienne Hywind solitaire à petite échelle au large de la Norvège. Aujourd'hui, l'éolien offshore flottant est une solution viable et mature prête à être commercialisée. Avec Hywind Scotland, le premier parc éolien flottant pleinement opérationnel au monde, Equinor est à la pointe du développement de cette nouvelle technologie passionnante et de la libération du vaste potentiel énergétique de l’océan.

Les parcs éoliens offshore éliminent bon nombre des défis associés à l’éolien terrestre et constituent la clé de l’exploitation d’une ressource inépuisable. Maintenant que la technologie éolienne flottante est mature et que les coûts ont commencé à diminuer, une croissance exponentielle de l'éolien offshore flottant dans le monde entier est attendue.
La France, pays avant-gardiste en terme d’énergie éolienne offshore, vient d’approuver plusieurs projets dans l’océan Atlantique et dans la Méditerranée. 

Equinor

(Texte et photo : Equinor)


4. Ocean Forest – l’économie circulaire

La demande mondiale en denrées alimentaires devrait augmenter de 70% d’ici à l’horizon 2050. Il est donc essentiel que la production alimentaire utilise le moins possible les ressources limitées et soit le moins impactant possible sur l’environnement et le climat. La production alimentaire marine est plus efficace en termes d'utilisation des terres et des ressources et a une empreinte carbone inférieure à celle de la production alimentaire terrestre. De plus, la production alimentaire marine utilise beaucoup moins d'eau douce que la production alimentaire basée à terre.

La vision d’Ocean Forest de Lerøy est de multiplier, de manière durable, la production alimentaire issue de la mer en capturant des espèces situées plus bas dans la chaîne alimentaire. Cette vision permettra de réduire l'empreinte causée par la production de poisson tout en générant d'importants volumes de matières premières pour la consommation humaine, l'alimentation animale et les énergies propres, tout en représentant une absorption substantielle de CO2. 

Lerøy

(Texte et photo : Lerøy)


5. Carbon Capture and Saving

Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) concluait dans leur dernier rapport que la capture et stockage du carbone (CSC) va devoir jouer un rôle de plus en plus important pour atteindre les objectifs environnementaux.
La Norvège, ayant plus de 23 ans d’expérience dans ce domaine, entre maintenant dans une nouvelle phase d’étude en matière de CSC et envisage de mettre en place une infrastructure à potentiel européen.
Il est prévu que le CO2 soit transporté par bateau depuis les installations de captage situées à l’est de la Norvège, provenant d’une installation de déchet et la cimenterie Norcem, jusqu’à une installation terrestre située sur la côte ouest de la Norvège. Après un stockage intermédiaire, le CO2 sera acheminé vers une formation géologique située loin à plus de 3000 mètres sous le fond de la mer du Nord. Equinor, avec les partenaires Shell et Total, sont responsables de la planification de la partie stockage du projet.
Il est prévu que le puits de stockage de CO2 norvégien soit si grand qu'il puisse absorber le CO2 de plusieurs sources d'émission. L’infrastructure aura la capacité de prendre en charge du CO2 provenant d’autres pays. Par exemple, le pipeline peut recevoir 4 millions de tonnes par an. C'est 10 fois la quantité de CO2 émise par l'un des sites de capture norvégiens. 

Gassnova

(Texte et photo : Gassnova)

6. L’innovation: pitch battle

À l'occasion du Blue Growth Forum, six entreprises innovantes françaises et norvégiennes se sont affrontées pour remporter un mois d'atterrissage en douceur à Paris et à Oslo.

Le lauréat norvégien, Empower, propose une solution innovante via un fonds de déchets de plastique pour garantir que la collecte de plastique soit récompensée. Cet écosystème mondial de déchets de plastique est basé sur la philosophie et le succès du système norvégien de consignation de bouteilles en plastique: pour chaque lot de plastique livré, la personne est récompensée par des jetons EMP numériques valant un dollar chacun. En donnant une valeur au plastique, ils incitent les gens à le nettoyer et à déposer les déchets au lieu de les jeter dans la nature. Empower a remporté un mois d'atterrissage en douceur à Paris au sein de l'incubateur de BNP Paribas, We Are Innovation (WAI).

Pour en savoir plus : https://empower.eco/ 

Le lauréat français Scatri, est une start-up franco-suisse qui se consacre à l'amélioration des conditions de pêche dans le monde entier avec sa technologie innovante appelée "Smart Buoy". Chaque année, jusqu'à 20% du matériel de pêche (filets) est perdu en mer. Ce phénomène appelé "pêche fantôme" représente une catastrophe écologique car cet équipement perdu continue à "pêcher" seul pendant des années. Les SmartBuoys pourraient bien révolutionner la pêche "côtière" mondiale en évitant la perte de matériel de pêche. Scatri a remporté un mois d'atterrissage en douceur à Oslo dans le centre des affaires de la chambre de commerce franco-norvégienne.

Pour en savoir plus: http://www.scatri.com/?lang=fr

CCFN

(Texte et photo : CCFN)

Ces thèmes et bien d’autres seront discutés à la conférence Our Ocean qui aura lieu les 23 et 24 octobre à Oslo : https://ourocean2019.no/