Rentrée littéraire

Comme chaque année, la rentrée littéraire est riche de centaines de nouveautés. Parmi elles, notons la présence de quelques pépites norvégiennes !

Présentations des éditeurs :

 

Aux confins du monde, de Karl Ove Knausgaard
Traduit du norvégien par Marie-Pierre Fiquet, éditions Denoël

À dix-huit ans, fraîchement sorti du lycée, Karl Ove Knausgaard part vivre dans un petit village de pêcheurs au nord du cercle arctique, où il sera enseignant. Il n'a aucune passion pour ce métier, ni d'ailleurs pour aucun autre : ce qu'il veut, c'est mettre de côté assez d'argent pour voyager et se consacrer à l'écriture. Tout se passe bien dans un premier temps : il écrit quelques nouvelles, s'intègre à la communauté locale et attire même l'attention de plusieurs jolies jeunes femmes du village. S'installe peu à peu la nuit polaire, plongeant dans l'obscurité les somptueux paysages de la région et jetant un voile noir sur la vie de Karl Ove. L'inspiration vient à manquer, sa consommation d'alcool de plus en plus excessive lui vaut des trous de mémoire préoccupants, ses nombreuses tentatives pour perdre sa virginité se soldent par des échecs humiliants, et pour son plus grand malheur il commence à éprouver des sentiments pour l'une de ses élèves.

Entrecoupé de flash-back où l'on découvre l'adolescence de Karl Ove, et grâce auxquels on distingue l'ombre omniprésente de son père, Aux confins du monde capture d'une main de maître le mélange enivrant d'euphorie et de confusion que chacun traverse à la fin de l'adolescence.

 

 

Une histoire des abeilles, de Maja Lunde
Traduit du norvégien par Loup-Maëlle Besançon, éditions Les Presses de la Cité

Un triptyque écologiste qui raconte l'amour filial à travers le destin des abeilles.

Angleterre, 1851. Père dépassé et époux frustré, William a remisé ses rêves de carrière scientifique. Cependant, la découverte de l'apiculture réveille son orgueil déchu : pour impressionner son fils, il se jure de concevoir une ruche révolutionnaire.

Ohio, 2007. George, apiculteur bourru, ne se remet pas de la nouvelle : son unique fils, converti au végétarisme, rêve de devenir écrivain. Qui va donc reprendre les rênes d'une exploitation menacée par l'inquiétante disparition des abeilles ?

Chine, 2098. Les insectes ont disparu. Comme tous ses compatriotes, Tao passe ses journées à polliniser la nature à la main. Pour son petit garçon, elle rêve d'un avenir meilleur. Mais, lorsque ce dernier est victime d'un accident, Tao doit se plonger dans les origines du plus grand désastre de l'humanité.

 

Vous n'êtes pas venus au monde pour rester seuls, d’Eivind Hofstad Evjemo
Traduit du norvégien par Terje Sinding, éditions Grasset

Une voiture approche et le temps semble s’arrêter dans la petite ville de Foldnes, en Norvège. Nous sommes le 29 juillet 2011, une semaine après le massacre perpétré par Anders Breivik sur l’île d’Utøya où soixante-neuf personnes, des jeunes pour la plupart, furent abattues. Sella observe ses voisins dans le véhicule : la mère au volant, le père à côté, les deux garçons à l’arrière et une place restée vide. Ils rentrent chez eux sans leur fille, leur sœur, assassinée au cours de l’attaque.

Sella et son mari vivent depuis longtemps près de cette famille qu’ils ne connaissent pas. Pourtant, eux aussi ont perdu un enfant il y a plusieurs années. Leur fils adoptif, d’origine philippine, était parti à dix-huit ans sur les traces de ses parents biologiques. Il ne rentra pas. Dévastée par cette disparition, Sella aimerait aujourd’hui être présente pour ses voisins, mais peut-on être solidaire de la douleur de l’autre  ?

Vous n’êtes pas venus au monde pour rester seuls interroge le sens du deuil collectif, du deuil intime et du deuil par procuration. Evjemo installe une atmosphère hyperréaliste au service d’une histoire dont le terrorisme n’est pas l’objet mais le cœur. Une fiction sur l’état de nos sociétés post-attentats. Un texte important, poignant..

 

Le vent l'emportera, de Gunnar Staalesen
Traduit du norvégien par Alex Fouillet, Gaïa Éditions

Le privé le plus populaire de Norvège prêt à renoncer au célibat ? Pas si le destin s’en mêle.

Au large de Bergen, à quelques encablures des fjords, une ou deux îles sont battues par les vents. Un pont les relie au continent, le tourisme pourrait s’y développer, si le site n’était pas promis à être défiguré par de hautes silhouettes bruyantes et menaçantes : peut-on rêver endroit plus idéal que ces îles sous le vent du Nord pour un parc d’éoliennes ? Une famille déchirée par des intérêts divergents, un mari qui disparaît la veille d’une consultation décisive, des écologistes soft et d’autres prêts à des actions d’éclat beaucoup plus violentes.

Un polar écolo dans la Norvège des fjords et du pétrole. En mer du Nord, la route des bateaux vikings devint celle des supertankers. Et si aujourd’hui la jolie vue que l’on a sur les fjords depuis l’Express côtier était remplacée par un gigantesque parc d’éoliennes ?

Entre protection de l’environnement, tourisme et obscurantisme, Varg Veum dresse la liste des mobiles.

 

 

William Wenton : le casseur de codes - Tome 1, de Bobbie Peers
Traduit du norvégien par Aude Pasquier, éditions Pocket Jeunesse 

Nom : Wenton
Prénom : William
Signes particuliers : génie du décryptage et aventurier malgré lui

William a un secret : il vit en Norvège sous une fausse identité depuis que ses parents et lui ont dû fuir l’Angleterre huit ans plus tôt. Mais c’en est fini de l’anonymat le jour où il résout le Cryptogramme Insoluble, le code le plus complexe au monde. Une mystérieuse organisation va soudain s’intéresser de très près à lui. D’autant que William possède quelque chose de spécial, qui le rend à la fois très précieux et extrêmement dangereux…