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SKOGEN

L'engagement durable de la Norvège pour sauver la forêt

La Norvège est un acteur majeur engagé dans la protection du climat, de la biodiversité mondiale et en particulier dans la préservation des forêts.

Face à l’ampleur de la vitesse de disparition des forêts et en réponse à l’urgence de mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre dans le monde, la Norvège alloue, chaque année depuis 2008, jusqu’à 300 millions EUR aux efforts de réduction de ces émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts dans les pays en développement (programme REDD+) par le biais L'Initiative internationale pour le climat et les forêts de la Norvège (NICFI). Ainsi le gouvernement norvégien consacre à la REDD+ environ 10% de son budget annuel de coopération pour le développement, faisant de la Norvège le plus grand contributeur de financements à l’échelle internationale. La NICFI a versé depuis 2008, plus de 2.3 milliards EUR.

Alors que cette initiative devait initialement durer jusqu'en 2020, le gouvernement norvégien a décidé de la reconduire jusqu'en 2030. Jusqu'à présent, la Norvège a soutenu les efforts visant à réduire la déforestation dans plus de 70 pays.

Le dernier rapport du GIEC (délégations des 195 Etats membres du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) estime que 12 % des émissions de gaz à effet de serre dues aux activités humaines proviennent de la dégradation des forêts. Or, ces grandes surfaces boisées, vitales à nos écosystèmes et abritant plus de la moitié des diversités de faune et de flore terrestres, sont des énormes puits de carbone qui stockent le dioxyde de carbone et purifient l'air. D’où la nécessité, à l’échelle mondiale, de protéger, restaurer et inciter à la préservation des forêts qui emmagasinent le dans les arbres au lieu d’être libéré dans l’atmosphère, où il accélère le changement climatique.

Néanmoins, la conservation forestière ne consiste pas uniquement à réduire les émissions et préserver la biodiversité. En effet, disposer de forêts saines est primordial pour les quelques 2.5 milliards de personnes qui y vivent et qui en sont tributaires. Les droits coutumiers de ces communautés ne sont pas légalement reconnus et mettent en danger leurs moyens de subsistance et leurs forêts. Ainsi, l'Initiative internationale norvégienne sur le climat et les forêts a accordé, en juillet 2019, 10.3 millions EUR pour aider à garantir les droits fonciers des peuples autochtones et des communautés locales des zones forestières tropicales. Lire plus sur l’engagement de NICFI pour les sociétés civiles ici

Depuis 2008, NICFI travaille en étroite collaboration avec les pays bénéficiaires, les organisations multilatérales, la société civile et les banques de développement pour la protection des forêts.

A ce jour, de nombreux pays d’Amazonie, tels que la Colombie, le Pérou, l’Equateur, la Guyane et le Brésil, mais aussi d’Afrique, autour du Bassin du Congo et en Asie, (notamment l’Indonésie) ont fait de sérieux efforts pour réduire leur émissions en mettant en place des systèmes de réformes afin de réduire la déforestation et mesurer la réduction des émissions consécutives. Et c’est bien sur des résultats avérés que les pays reçoivent des aides.

Ainsi, lors de la COP25, qui s’est tenue à Madrid en décembre 2019, la Norvège s’est engagée aux côtés de l’Allemagne et du Royaume-Uni à contribuer à hauteur de 360 millions de dollars pour aider la Colombie à atteindre son objectif ambitieux de réduction de la déforestation.  Le Brésil, après avoir lancé le Fonds Amazon, a perçu depuis 2008, 1.3 milliard USD (approx. 1.18 milliard EUR) de NICFI, en reconnaissance des réductions de déforestation dans sa région amazonienne sur la période 2008-2015. La Guyane, quant à elle, ayant une forte couverture forestière mais un taux très faible de déforestation, perçoit des paiements en contrepartie des émissions évitées, pouvant s’additionner jusqu’à 250 million USD. Au Pérou, le gouvernement norvégien s’associe à l’Allemagne et s’engage à hauteur de 300 millions USD selon les résultats du pays en matière de des réformes forestières, d'attribution de titres fonciers aux populations indigènes ainsi qu’en réduction des émissions.

Le Bassin du Congo, avec ses 4 millions de km² est la deuxième plus grande forêt tropicale au monde. A travers le soutien à l'Initiative pour les forêts d'Afrique centrale (CAFI), composée de 6 pays (République du Congo, République Démocratique du Congo, Gabon, Cameroun, Guinée Equatoriale et Centre Afrique) et de 5 donateurs (France, Royaume-Uni, Allemagne, Union Européenne et Norvège), le gouvernement norvégien, travaillant en étroite collaboration avec la France, a donné, depuis 2015, plus de 200 millions USD (approx. 182 millions EUR).

Enfin, l’Indonésie et la Norvège sont des partenaires de longue date, engagés pour la protection de la troisième plus vaste forêt tropicale. Selon ses résultats ; le pays s'étant engagé à réduire ses émissions de 26% d'ici 2020, l’Indonésie pourra bénéficier d’aides à hauteur d’1 million USD (approx. 912 000 EUR).

Aussi la préservation des forêts tropicales et la protection de ses peuples apparaissent comme les moyens les plus efficaces et économiquement efficients pour réduire les émissions et lutter contre le réchauffement climatique. Ces efforts pouvant représenter un tiers des réductions d'émissions nécessaires avant 2030 afin d’éviter un réchauffement climatique dangereux.

La Norvège entend ainsi continuer son action à la sauvegarde des forêts en incitant à ralentir la déforestation pour un développement plus durable. 

Sources : regjeringen.no, norad.no