Une nouvelle résolution sur la protection des défenseurs des droits de l’homme

Les Nations Unies ont adopté ce jour à l’unanimité une nouvelle résolution mettant en exergue le rôle que jouent librement et en toute indépendance les défenseurs des droits de l’homme. « Il faut y voir un signal clair à l’adresse des États concernant l’importance de leur action, » a déclaré Mme Ine Eriksen Søreide, Ministre des Affaires étrangères.

 

Les négociations relatives à ce texte, placées sous direction norvégienne, ont abouti aujourd’hui à une approbation unanime au sein du Conseil des droits de l’homme, lors de l’assemblée générale des Nations Unies. Outre la Norvège, 75 pays étaient parties prenantes dans cette proposition, qui a donné lieu à un travail en étroite collaboration avec des organisations issues de la société civile. La résolution condamne les meurtres de défenseurs des droits de l’homme, la criminalisation de leur lutte et les entraves dont elle fait l’objet. Elle exige la libération des personnes incarcérées pour avoir fait usage de leur liberté d’expression et exercé leurs droits fondamentaux. Le message qu’elle exprime est le plus offensif et le plus clair que les États membres aient jamais adopté unanimement à ce sujet. Afin d’en mieux promouvoir le contenu, les Nations Unies convoqueront l’année prochaine une réunion de haut niveau sur la question. La résolution demande en outre au Secrétaire général d’intensifier les efforts de l’ONU en faveur des défenseurs des droits de l’homme.

« Je suis heureuse que nous soyons parvenus à obtenir l’unanimité autour d’une résolution forte sur la protection de personnes qui constituent nos avant-postes dans le combat contre les mesures visant à affaiblir la valeur universelle des droits de l’homme, » a déclaré Mme Eriksen Søreide.

La Ministre des Affaires étrangères adresse de vifs remerciements à l’ensemble des partenaires et représentants des organisations de la société civile du monde entier, qui ont soutenu le travail menant à cette résolution.

Parmi les personnes qui s’élèvent contre les atteintes à leurs droits, beaucoup prennent de grands risques. Des études révèlent que, tous les deux jours, un militant des droits environnementaux est victime d’un assassinat. Or sans porte-parole audacieux, qui ose dire que les objectifs écologiques planétaires doivent s’appliquer à tous, les groupes de population marginalisés, notamment les peuples premiers, seront exclus de cette évolution.

« Cette résolution a été précédée de négociations difficiles au fil de plusieurs années. Le fait que tous les États membres des Nations Unies aient réussi à se rassembler autour d’un texte fort est en soi une grande victoire. Il donne à entendre à tous les défenseurs des droits de l’homme que les États doivent les considérer non comme une menace, mais comme une ressource. Il est important de reconnaître le rôle positif de ces acteurs dans la construction et la consolidation de sociétés démocratiques, ouvertes, et au mode de fonctionnement durable, » a commenté la ministre.

La protection des défenseurs des droits de l’homme est une priorité centrale de l’action menée par la Norvège. Elle trouve son ancrage dans le rapport gouvernemental au parlement relatif aux droits de l’homme. Le principal objectif en la matière est de faire en sorte que le travail de protection et de promotion des droits de l’homme à travers le monde ne se heurte pas à des obstacles et des menaces visant la vie et la santé de ces personnes et de leurs familles.